AU-DELA DE NOUS, RSCM…

Groupe  Héritage et spiritualité
Sœurs Veronica Brand et Rosinha Pereira-rscm

 

Contexte historique au XIXe siècle

CHOLERA – En 1849, une deuxième grande épidémie se déclare en France …

« Le choléra a frappé l’Irlande en 1849 tuant de nombreux survivants de la famine irlandaise, survivants déjà affaiblis par la faim et la fièvre. La même année, le choléra fait 5 308 victimes à Liverpool, la plus grande ville portuaire d’Angleterre, point de départ des immigrants vers l’Amérique du Nord, et 1 834 victimes à Hull, sur la côte Nord Est.

 La ville de Paris est frappée à son tour.

En quelques mois seulement, la maladie tue 20 000 Parisiens et plus de 100 000 personnes dans tout le pays.

https://en.wikipedia.org/wiki/1846%E2%80%931860_cholera_pandemic

1852 – 1859 – Troisième pandémie de choléra :

« Tout comme COVID-19 aujourd’hui, le choléra a exacerbé les inégalités économiques et sociales. Au début des années 1830, la révolution industrielle a attiré un grand nombre de travailleurs pauvres à Paris, où ils vivent dans des conditions misérables au cœur de la ville – les quartiers densément peuplés autour de la cathédrale Notre-Dame, le palais des Tuileries et l’ancien site de la Bastille. Ces bidonvilles sont devenus des lieux de propagation du choléra, une infection bactérienne qui s’est répandue faute d’hygiène. A cette époque comme aujourd’hui, de nombreux habitants aisés ont fui la ville au premier signe de l’épidémie. La maladie semblait toucher les pauvres.

Bientôt, les tensions entre les classes sociales atteignent un niveau fébrile. Les riches accusant les pauvres de propager la maladie, les pauvres prêtant aux riches l’intention de les empoisonner. Dans ce climat de peur et d’animosité, les Parisiens en souffrance tournent leur colère contre le gouvernement.

Tiré de https://time.com/5837393/paris-cholera-lessons/

La conscience de la ville – la vision de Victor Hugo sur l’assainissement, les eaux usées et l’ordre social à Paris (Posté par : JHoyton : 28 novembre 2018 dans : Nouvelles)

“L’égout est la conscience de la ville.”

 

C’est ce qu’écrit Victor Hugo dans “Les Misérables“. Les condensés et les dramatisations du plus grand roman d’Hugo laissent généralement de côté ses longues réflexions sur les eaux usées, mais l’auteur s’est suffisamment préoccupé de ce sujet pour l’introduire dans deux de ses grands romans traitant de la révolution et de l’ordre social. Dans Quatre-Vingt-Treize qui traite de la Révolution française, le héros Gauvain qui se meurt utilise certaines de ses dernières paroles pour réfléchir à l’irresponsabilité de se débarrasser des déchets humains et au grand pas qui serait franchi, en matière de liberté et de  nourriture pour tous, si seulement ces déchets étaient utilisés de manière responsable comme engrais.

Dans Les Misérables, Hugo consacre plusieurs chapitres à une réflexion sur les multiples sens et effets des égouts. Il les décrits comme une source de maladies et une perte de ressources précieuses, mais aussi comme un lieu honnête où les prétentions sociales sont gommées ; comme un repaire de gangsters et de prédateurs, mais aussi comme un refuge pour les révolutionnaires et les humanitaires. Il utilise également la mauvaise gestion des eaux usées comme métaphore pour dire la façon dont sa société a rejeté et stigmatisé les personnes honnêtes qui étaient pauvres ou qui enfreignaient la loi, rendant plus difficile pour elles la possibilité d’aider la société et leur donnant des raisons de l’attaquer. L’intérêt de V.Hugo pour les eaux usées n’était pas seulement une obsession personnelle un peu étrange.

 

L’une des causes reconnues de la véritable insurrection de 1832 (qu’il dramatise dans Les Misérables) est le dégoût éprouvé face à la

mauvaise gestion des égouts à Paris. L’épidémie de choléra de 1832 a tué 20 000 Parisiens, surtout dans les zones surpeuplées. La maladie a été largement attribuée à la présence des mauvaises odeurs provenant du système d’égouts bouché et inadéquat. Bien que cette théorie n’ait pas saisi le véritable mécanisme de transmission, l’eau contaminée par les eaux usées fut probablement une source majeure de l’apparition du choléra et d’autres maladies.

 

 

 

 

 

 

Wikipedia … L’épidémie a frappé la Grande-Bretagne en décembre 1831, en se déclarant à Sunderland, où elle fut apportée par les passagers d’un navire en provenance de la Baltique. Elle est également apparue à Gateshead et Newcastle. À Londres, la maladie a fait 6 536 victimes.